[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"magazine-moonlight-mue-du-son":3},{"id":4,"version":5,"title":6,"slug":7,"format":8,"publishDate":9,"author":10,"creationDate":11,"lastUpdate":9,"text":12,"excerpt":13,"illustration":14,"cover":23,"tags":30},"ceec2ced-2ead-4940-9d2b-382067243ca0",0,"Moonlight\nMue du son","moonlight-mue-du-son","Chroniques","2022-01-26T11:50:51Z",null,"2017-02-14T16:25:38Z","Chapitré en trois parties (jeunesse, adolescence, âge adulte), *Moonlight* suit le parcours sinueux de Chiron, garçon taiseux d’un ghetto de Miami. Adapté de la pièce *In Moonlight, Black boys look blue*, le film puise sa justesse dans le vécu de son réalisateur, lui-même originaire du quartier de Liberty City et enfant d’une mère addict. Sans pathos ni lourdeur, il ressort de ce récit une surprenante douceur, renforcée par la chaude lumière floridienne et la délicatesse de la composition.\n\n\n# Trois en un\n\n\nLa construction en triptyque de* Moonlight* a servi la réflexion originelle de Nicholas Britell. Un thème et trois variations pour illustrer l’évolution de Chiron. Première étape, *Little’s Theme*, une courte pièce épurée de 59 secondes, introduite au piano et doublée par un simple violon. Sur cette mélodie, le compositeur, à l’inspiration large, applique un «*chopped and screwed *», une technique héritée du Hip-Hop, visant à ralentir le tempo d’un son. La matière s’épaissit, mue et à l’instar de notre personnage descend par deux fois de quelques octaves. *Little’s Theme* devient *Chiron’s Theme* et *Chiron’s Theme* se transforme en *Black’s Theme*.\n\nEn parallèle, Britell explore d’autres horizons et concentre son travail sur les cordes (*Sweet Dream*, *Chef's Special*). À ce jeu, la grande piste de l’album est sans aucun doute *The Middle of the World*, porté par un violon soliste et un orchestre réduit, déjà remarquable en première écoute. C’est en salle que le morceau prend pourtant toute sa force, une immersion christique dans les eaux de Miami, osmose exceptionnelle entre musique et image, où chaque coup d’archet accentue le remous.\n\nSur* Moonlight*, Nicholas Britell perd en éclectisme ce qu’il gagne en profondeur. L’ensemble peut-être trop homogène (*Metrorail Closing*, *You don't Even Know*) n’empêche pas le musicien de toucher du doigt la grâce, transporté par la maitrise et l’intelligence de Barry Jenkins. Une bien jolie communion agrémentée, qui plus est, de quelques morceaux additionnels. Mozart et Barbara Lewis ne gâchent en rien la fête.\n\n\u003Cspan style=\"color: #6637ff;\">***Moonlight***, une bande originale de Nicholas Britell à retrouver sur notre radio et en numérique chez** Lakeshore Records. **\u003C\u002Fspan>","Fin 2015, avec The Big Short, Nicholas Britell retenait l'attention de nos oreilles traînantes. Un score rythmique et survolté, mené par un piano sous amphet’ et quelques idées loufoques, comme cette symphonie pour clique de souris, de quoi nourrir quelques justes espérances. De retour dans Moonlight, deuxième long métrage de Barry Jenkins, le compositeur poursuit ses explorations minimalistes avec sensibilité.",{"id":15,"version":5,"filePath":16,"fileName":17,"contentType":18,"size":19,"width":20,"height":21,"duration":10,"createdAt":22},"c2d2da4d-a3f4-418d-8a56-17f90a134cca","\u002Fapp\u002Fuploads\u002Fimage\u002F2026\u002F09\u002Fc2d2da4d-a3f4-418d-8a56-17f90a134cca\u002Fmagazine_39706_illustration_original_moonlight-lge-3000x1688.jpg","magazine_39706_illustration_original_moonlight-lge-3000x1688.jpg","image\u002Fjpeg",380372,3000,1688,"2026-09-22T06:56:55.349040Z",{"id":24,"version":5,"filePath":25,"fileName":26,"contentType":18,"size":27,"width":28,"height":21,"duration":10,"createdAt":29},"62fb9e7e-4e9f-4018-a7cd-2dfc7753dcd5","\u002Fapp\u002Fuploads\u002Fimage\u002F2026\u002F09\u002F62fb9e7e-4e9f-4018-a7cd-2dfc7753dcd5\u002Fmagazine_39706_cover_original_moonlight-lge-1320x1688.jpg","magazine_39706_cover_original_moonlight-lge-1320x1688.jpg",140695,1320,"2026-09-22T06:56:56.712333Z",[]]